L’étape du tour 2006 mon récit

Départ dans le dernier sas (environ 8000em sur 8500) au kilomètre 3, je constate que ma roue n’est pas monté dans le bon sens le capteur de mon chrono est inopérant. Je dois m’arrêté pour retourner la roue. De retour dans la course je passe rapidement sur la grosse mécanique 53 x 12, je remonte un flot incessant de cyclistes. Lorsque je dépasse un peloton, je lève le pied d’environ 2km/h pour que les coureurs qui s’ennuient dans leur groupe bascule avec moi.

Lors de la traversé du pont du lac de Serre-Ponçon. Je me retourne j’ai presqu’une cinquantaine de coureurs sur le porte-bagage certains avec la bouche ouverte. Après le pont une bosse ça explose sur les 2 voies de la route. Je ralentis gentiment, suivi d’une belle descente j’appui fort dans la descente. Embrun je traverse le village en force, je fonce sur Guillestre, au village c’est le bouchon des milliers de cyclistes à l’arrêt, le ravito est un véritable dépotoir. Arvieux le vrai départ de l’Izoard, tranquille j’attaque les premiers lacets de l’Izoard 160/ pulsation. Si je dépasse les 165 minutes ça clignote. Je gère dans les durs passages à 10% je passe dans le rouge et commence à avoir des signes de crampes. Je fini l’ascension toujours dans le début de la zone rouge. Des cyclistes explosent de partout c’est l’horreur plein de gens pose pied. Au sommet de l’Izoard je regarde derrière c’est énorme, j’étais dans les 500 derniers aux départs sur 8500 je dois maintenant être dans le premiers 5000. Au sommet le ravito liquide est complètement à sec… C’est encore une fois un gros dépotoir.

Izoard

Vers le sommet de l’Izoard durant l’étape du tour 2006 entre Gap et l’Alpes d’Huez.

Je fais la descente le début des crampes de l’Izoard se transforme en crampes dans la descente très technique mais pas dangereuse. Briançon au ravito cette fois c’est l’anarchie totale, je prends mon temps pour faire le plein de bidon, mais grossière erreur que je ne commets jamais, je ne mange rien ! En sortant du ravito en plein Briançon une côte à 10-13% sur 400-500m un véritable calvaire ! Après dans le célèbre faux-plat montant pour rejoindre le col du Lautaret. Je relance la grosse mécanique cette fois les groupe que je double eux à 24-27km/h moi seul à 36-38km/h personne ne prends ma roue.
Au village de Monnetiers-les-Bains je m’arrête à une fontaine. De retour sur le vélo le manque de nourriture, la chaleur, l’effort trop tôt dans l’épreuve. C’est maintenant et cash crampes violentes dans les deux cuisses, douleurs partout, hypoglycémie, déshydratation je craque ! Dans le Lautaret lieu annoncé de mon accélération c’est la débandade, je dois poser pied pour faire passer les crampes. Une cascades et m’arrête je descends les rochers, la tête dans l’eau. Je rempli mon bidon, j’ai faim, je mangerais un steak frite ou un poulet complet ça devient une obsession. Au sommet un resto je n’ai pas d’argent, sinon je pose le vélo et me fait un gueuleton direct. Je descends les 40 kilomètres du Lautaret sans conviction. Au pied un groupe se forme j’en prends le contrôle le beau petit monde derrière moi jusqu’à Bourg d’Oisans au dernier ravito 2 bouteille d’eau, un morceau d’orange.

Je ne remonte pas en glycémie, j’entreprends la monté assoiffer, affamer cuit par le soleil 43° au pied de l’Alpes d’Huez. Après les 2 premiers kilomètres je pose pied pour 200mètres à pousser mon vélo, comme 50% des gens. Je reprends mes esprits et après une souffrance inouï mon corps m’annonce que c’est maintenant terminé, il me reste seulement 4 km avant le sommet, je tremble des jambes et des avant-bras et j’ai le goût de vomir.

Au mieux de la course ma position presque 3500 em.

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